Après une morte de froid la semaine dernière, on vient d'apprendre la mort d'un homme de 78 ans... dans les mêmes conditions...
Comme disait Coluche et la chanson des Enfoirés :
"Aujourd'hui on n'a plus le droit d'avoir faim ni d'avoir froid..."
JOURNEE EUROPEENNE DE LA DEPRESSION LE 21 OCTOBRE 2010
depression : journée européenne de la depression 21 octobreprochain
Je pensais faire un petit reportage d'investigation du genre, "comment les jeunes abordent la recherche d'emploi ?", "où en sont les chercheurs d'emploi ?", "où en sommes-nous côté emploi ?", des "remontées du terrain".. "une expérience in vivo, in vitro"...
J'avais imaginé me retrouver dans une salle de classe, les uns derrière les autres : une formatrice animatrice nous faisant un cours doctoral sur le CV, ses présentations, les annonces, les pièges, l'entretien, la motivation...
Sauf que nous n'étions que trois, trois femmes, et dans la même tranche d'âge : les trop vieilles, trop chères...
Pas de ces jeunes des banlieues... Ma curiosité n'a donc pas été satisfaite.
En plus, moi qui pensais "buller" en rythme au sein de la voix de l'animatrice griffonnant en écoutant ces vérités premières, espérant encore apprendre quelque chose de nouveau sur ce lieu de
psychodrame que devient le monde de l'entreprise, j'ai été encore bien attrapée, car on nous a installées dans une salle, face à des ordinateurs, et l'objet de cette séance était de retaper
finalement notre CV...
J'avais emmené une copie de mon CV considéré comme "trop costaud"... mais sans clé USB, alors que mes comparses avaient l'une un mini PC et l'autre son CV sur une clé.
J'ai exposé à la formatrice "mon cas". Elle a considéré, en effet, que de faire un CV pour hôtesse d'accueil, c'était me faire faire le grand écart, entre mon "ancien niveau" de haut étage celui des hautes directions managériales, et celui du ras de plancher, soit le rez-de-chaussée des immeubles.
Je lui ai expliqué que cette éventualité ne m'enthousiasmait pas, que j'avais été très déçue de ne pas me voir proposer une formation.. que je voudrais aller dans le domaine du bien être.
De fil en aigruille, il a été décidé de faire un CV de formatrice en formation professionnelle - secteur qui recherche toujours des vacataires.
Donc l'animatrice m'a laissée devant mon écran, et après avoir bien "bavassé" copieusement avec ma voisine de droite, je me suis sentie gênée quand même de ne buller à donf, alors je me suis trouvé sur l'ordi un CV type que je me suis adapté.
Quand la formatrice est repassée, elle n'en revenait pas de voir à quel point j'avais réussi à synthétiser mon parcours : celui de salariée cadre pour les petites et grandes entreprises, celui de chef d'entreprise créatrice.
Elle a été très étonnée de mon âge que je ne fais pas du tout ! Voilà, je me suis expédié ma "production" par mail, et ai établi un nouveau profil sur le site internet Pôle Emploi. J'ai détecté 88 offres, mais tous secteurs professionnels, donc du tri à faire.
A mon départ, j'ai pu m'inscrire à l'atelier "socio-esthétique" de mardi prochain, atelier qui nous apprend à prendre soin de nous : il paraît que c'est vraiment super.
La formatrice m'a dit que toutes les semaines, elle avait à son atelier des personnes qui ont subi comme moi des abus managériaux, et elle m'a dit qu'il fallait du temps pour se remettre... Une infirmière pendant la cure m'a dit qu'il fallait environ 7 ans, donc je ne suis pas au bout de mes peines.
Donc, voilà mon super beau article d'investigation se résume à cela : la synthétisation extrême de mon CV ! On verra pour la suite... Une des femmes qui assistait à la séance m'a dit qu'il ne
fallait rien attendre d'eux, en effet.. c'est beau toutes les promesses qui sont faites partout : formation, aide, support, et j'en passe ! Au final, on se retrouve une nouvelle fois seul face à
son destin, et surtout à son écran d'ordinateur !
Je m'inquiétais pour elle, car elle devait
reprendre le travail lundi matin. Au moment où je venais d'expédier une petite mise à jour à l'inspecteur du travail, j'avais juste un mail de ma collègue. Elle avait l'air ravi : elle a eu son
titre, commence un job en profession libérale de consultante en bilan de compétences, et a tout simplement envoyé valser notre employeur hors pair, en lui signifiant la prise d'acte de rupture de
contrat de travail de son fait.
Elle l'a fait lundi matin, et attend sa réaction.
Le pire, c'est que ce genre d'employeur même s'il ne fait rien pour vous retenir, même tout pour vous dégoûter... n'aime pas qu'on le plante en lui faisant un tel pied de nez.
Je sens qu'il va être vexé comme un pou.
Problème juridique à la clé avec le paiement du préavis non effectué, mais comme le dossier est déjà aux Prud'hommes, d'autant plus que l'employeur la réaffectait à un poste qui n'existait pas :
un placard aux archives... Il l'a bien cherché. Il s'agit d'une procédure aléatoire à n'utiliser dans ce genre de configuration. Avec la reconnaissance d'un accident de travail, l'employeur
devait revoir le poste. Il a tendu le baton pour se faire battre.
Je suis contente : j'aime bien cette résistance, et c'est bien aussi pour les autres salariés du groupe en grand risque, quand on voit la pantomine que fait mon licencieur.
Je n'ai pas encore digéré l'histoire de la Présidente du Tribunal : j'espère récupérer le papier de nomination de l'avocat, car jusqu'ici, je n'ai rien reçu. Apparemment son cabinet est situé pas trop loin de chez moi.
Une curiste m'a appelé, nous étions un bon groupe. Je vais essayer de préserver les acquis côté santé et ne pas me laisser encore dévorer par ces tracasseries. Puisqu'ils font les "idiots"... ils vont devoir m'attendre, j'ai quand même la sensation que le temps joue pour moi !
Résultat je ne suis pas sortie aujourd'hui... cela ira mieux demain !
(quelques petites photos des Pyrénées en illustration)
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